1.5.08

À fond

Ça file vite en ce moment, et j'ai l'impression que plein de choses m'échappent. Plus le temps de lire, plus le temps d'aller au cinéma, plus de le temps de me faire un resto avec ma chérie… Des textes à rendre, toujours plus, toujours plus vite. Une course, contre la montre certes, mais contre quoi en réalité ? Non pas que je me plaigne attention. C'est juste une constatation, immédiatement suivie (comme souvent chez moi) d'un tas de questions. On se refait pas.

Ces deux derniers jours, c'était atelier sur les continuités dialoguées de Graine de maire. Instructif. Parce que réfléchir aux textes des autres, essayer de voir ce qui marche ou pas dans leur texte, trouver avec eux des solutions, les orienter, trancher, c'est fabuleusement enrichissant. On apprend à écrire en écrivant (et aussi avec les bouquins, rassurez-vous j'y crois toujours aussi), mais on apprend aussi beaucoup en aidant les autres à trouver le chemin de leur écriture.

Et ça pour moi, ben c'est nouveau…

22.4.08

Métier inconnu

Hier soir, Cedric et moi étions invités à la projection des épisodes 3 et 4 de Adresse Inconnue, en présence de l'équipe et des comédiens. Ah les comédiens… Aussi longtemps que je me souvienne, les comédiens m'ont toujours fasciné. En tant que spectateur d'abord, puis quelques années plus tard en tant que réalisateur. Diriger des comédiens, voilà bien le plaisir ultime…
C'est donc avec beaucoup de bonheur que j'ai pu parler aux comédiens de la série. Du fait que nous écrivons pour la saison 2, nous avions toute leur écoute. "Et mon personnage, est-ce qu'il va devenir un peu plus fouillé ? Et le mien, est-ce qu'il pourra sortir un peu du bureau pour aller sur le terrain ?"… Autant d'interrogations, rejointes par d'autres, qui montre l'immense appétit dans ce pays pour des séries de qualité, avec des vrais scénarios, des vrais personnages, des vraies sentiments et émotions à défendre. Car même si Adresse Inconnue a des qualités, il est vrai que le niveau d'exigence pourrait être encore poussé. Qu'attend-on, et de quoi a-t-on peur ? Mystère… La production a sans doute peur de décevoir la chaîne, France 3 en l'occurrence, la chaîne peur de décevoir ses spectateurs, dont elle se fait une idée bien précise…
Mais vu l'envie générale, exprimée en première ligne par les comédiens hier soir, cela devrait petit à petit évoluer.
Ceux qui doivent encore faire des efforts, manifestement, ce sont les réalisateurs. Hier, ce sont eux (il y en avait deux), qui ont été invités par la productrice à venir sur le devant de la scène pour faire un petit speech. Comme s'ils étaient les maîtres d'oeuvre de la série, les responsables de ce qu'on voyait à l'écran… L'un d'eux a remercié les comédiens, en rajoutant "heureusement qu'ils sont là !" Merci pour les auteurs…
Quand donnera-t-on aux scénaristes la place qui est la leur ? Quand cessera-t-on de les considérer comme des petites mains corvéables à merci, travailleurs invisibles et muets ? Bon, en même temps, il est vrai qu'aucun des scénaristes de la saison 1 n'était présent dans la salle hier soir (ni de la saison 2 d'ailleurs, à part nous). Ben oui les gars, mais bon, après, faut pas s'étonner…

18.4.08

Des amis en 2mn chrono

Quand je me suis inscrit sur Facebook, j'avoue que c'était un peu pour faire comme tout le monde, ce dont je ne suis pas très fier, parce que bon…

Mais ce matin, je reçois un message d'une inconnue qui me dit qu'elle veut être mon amie. Pourquoi pas, me dis-je dans ma tête. Et voilà que le dialogue s'engage. Cette inconnue m'a en fait contacté par l'intermédiaire d'un ami d'ami que nous avons en commun (toujours sur Facebook), le talentueux Marc Verwaerde de Chapter 9, pour ne pas le citer. Bref, elle me dit qu'elle s'occupe d'un projet pop soul, A GUY IN LIGHT, et que cela risque de me plaire. J'ai écouté, et effectivement, c'est pas mal du tout. D'ailleurs je vous engage à allez y jeter une oreille.
Du coup, je lui ai dit que j'étais scénariste, on sait jamais ;)

Et voilà comment on se retrouve "ami" avec des personnes dont vous ne soupçonniez pas l'existence deux minutes auparavant, et qui sont porteurs de projets intéressants, d'énergie et de sympathie.

Décidément, ça me plaît de plus en plus la vie virtuelle… ;)

17.4.08

Un journée particulière ?

Journée de beau temps hier. Le matin, coup de fil du dirdecoll de Adresse inconnue. La productrice nous aime bien, et mieux encore, elle aime bien le pitch qu'on lui avait proposé pour un éventuel deuxième épisode.
En même temps qu'on peaufine le séquencier du premier, on va donc tranquillement réfléchir au développement de ce nouvel épisode. Dès fois, ça paraît simple quand ça se passe comme ça.
Ensuite, déjeuner à MakingProd avec notre producteur préféré, pour lui pitcher des projets persos cette fois. Comédies, polars décalés, thriller… il a tout écouté avec attention et souhaite en avoir plus à lire. Là encore, c'est cool.
Puis, dans l'après-midi, un rendez-vous téléphonique avec la conseillère des programmes jeunesse de France 2 qui s'occupe de Graine de maire. Et là encore, beaucoup de positif, elle aime (presque) tous les synopsis de la nouvelle session. Il faut juste retravailler certains points, préciser des choses, et, pour un épisode, repartir sur de nouvelles bases, vu qu'elle n'a pas accroché au parti pris adopté, qui en faisait un épisode un peu spécial. On va donc faire un peu plus classique.
Pour finir la journée en beauté, petite visite à la SACD pour déposer notre première feuille bleue/blanche et nos contrats de C comme ç@, la série qui nous a permis de débuter (petit bonjour au passage à Elie-G, son dirdecoll, et bon rétablissement). En poussant les portes de ce temple de la dramaturgie, on était émus comme des collégiens à leur première boum, et je m'attendais à ce que tout le monde nous souhaite la bienvenue, avec chanson à l'appui reprise en choeur par le personnel, champagne, petit fours et, pourquoi pas, bizutage. À poil les bleus, on va leur passer la bite au cirage !
Bon, finalement, ça a été beaucoup plus sage. Et rapide. Bonjour madame… vous avez tout ? Oui, voilà. Merci, au revoir.

Un journée très simple, je vous dis, comme finalement on en rêve quand on est scénariste. Oui oui, c'est possible !

16.4.08

Traduction: ça paye pas

Ceux qui lisent ce blog depuis le début s'en souviennent sûrement. Il y a deux ans je faisais la traduction d'un livre pour le compte des Editions Dixit: La Psychologie des personnages.
Je viens de recevoir la facture de Droits d'Auteur 2007:
Nombre d'exemplaires vendus depuis sa sortie: 1055
C'est pas si mal, pour un bouquin censé intéressé une petite niche.
Mais ça se corse à la dernière ligne:
Net à payer : 0,00

En clair, l'à valoir que j'ai touché pour ma traduction (et qui n'était pas bien lourd) n'a pas encore été couvert par les ventes. Deux ans après.
Alors déjà, scénariste, c'est pas toujours facile pour gagner sa vie, mais comment ils font les traducteurs… ?

14.4.08

Retour sur L.A.

Pas trop de temps en cette fin de semaine dernière pour venir me raconter ici. Ça bosse qu'est-ce que vous voulez. Un nouveau séquencier à écrire pour P16, la lecture des remarques que m'envoyait dans le même temps Cedric à propos des textes de nos chers auteurs sur GDM, un rendez-vous avec la productrice d'Adresse inconnue
Résultat, je n'ai pas eu le temps de vous raconter la soirée chez mon agent jeudi soir. Bon en même temps, y'a pas grand chose à raconter. Juste le plaisir d'avoir bu du vin et converser en bonne compagnie, celle d'auteurs que je commence à connaître un peu mieux (de P16 et GDM, pour ne pas changer), et de quelques producteurs, présents et à venir dans notre carrière (enfin j'espère). Cedric était beau comme un Transporteur (après quand même, une séance d'habillage sur le quai du métro pour enfiler sa cravate, un grand moment). Aurélie était radieuse, comme une Kate sur la proue du Titanic, quant à Dulle, elle était tout simplement magnifique, telle Jacqueline Bisset dans La nuit américaine
Voilà, donc on a bu, un peu, mangé, très peu et entr'aperçu Lise, mais c'était bien.

Lise qu'on a revue ce matin d'ailleurs, pour notre rendez-vous mensuel. Ça oscille régulièrement entre déprime et positivité. Ce matin c'était la première option, et on a essayé comme on a pu de lui remonter le moral. Surtout qu'elle nous a confessé que vendredi, le lendemain de sa fête donc, elle était un peu malade…

Non, vraiment, le paysage de la fiction TV française est en train de changer, si même Lise ne tient plus le coup à ses propres soirées…

10.4.08

Journée portes ouvertes

Bon, c'est vrai, le commentaire de Dulle sur mon dernier post m'a trotté dans la tête ces dernières heures. Car il met le doigt sur une problématique à laquelle je n'ai jamais vraiment pu répondre. Dois-je suivre ma pente naturelle qui est celle de la dérision, du second degré, de la blague facile et pas chère, et cela en toute circonstance, ou bien puis-je me permettre, parfois, de me laisser aller à un premier degré pour parler de sujets plus graves, et pour lesquels l'emploi d'un ton caustique pourrait amoindrir la portée de mon propos ?
J'avais une vieille tante qui s'écriait "Pas les mots ! Pas les mots !" dès qu'on appelait un chat un chat. Et j'entends, souvent, dans des émissions/confessions, des témoins regretter de ne pas avoir dit simplement "je t'aime" à leur conjoint, leur enfant, leur parent, tant qu'il était encore temps, tant qu'ils étaient encore là. Et de déplorer le fait qu'on croit parfois pourvoir s'abstenir de dire des choses simples, avec des mots simples, sous prétexte que c'est évident pour l'autre, qu'il le sait déjà, forcément, et que livrer sa pensée sans distance, en toute sincérité, ce serait enfoncer des portes ouvertes, et donc une nécessaire perte de temps et de salive…
Je pense, quand même, et tant pis, que les évidences sont parfois bonnes à dire, surtout en démocratie, où les portes ne sont ouvertes que tant qu'on les tient fermement écartées. À force de croire que la liberté de parole va de soi, que la démocratie est inscrite dans nos gènes sans qu'il y ait d'efforts à faire pour la nourrir et la consolider, on risquerait bien un jour quelques revers. Je sais pas moi, imaginez un Le Pen au deuxième tour d'une élection présidentielle. Brrr ! Heureusement, c'est pas demain la veille…
Bref pour clore ce petit laïus, je voulais décréter cette journée, "journée portes ouvertes" pour vous tous qui lisez ce blog. Allez, lâchez-vous, prenez le risque d'être ridicule, et de dire au ras des pâquerettes ce que vous pensez des grands problèmes du monde, ou de vous dire que vous vous aimez les uns les autres. Tant qu'il est encore temps, tant que les mots, même s'ils sont d'une incroyable impudeur ou d'une affreuse inutilité, peuvent encore être simplement prononcés.
En toute liberté.

8.4.08

Le feu sacré

Drôle d'impression hier, en regardant les images de cette flamme olympique éteinte puis rallumée puis rééteinte, et de tous ces gens autour qui foutaient le bordel.
Drôle d'impression surtout en entendant les commentaires. "La fête est gâchée".
C'est vrai ça, si on peut plus faire la fête tranquillement, pendant que vos voisins se font torturer dans l'appartement d'à côté…
Mais au-delà de la réflexion qu'on peut se faire en tant que "simple" habitant de cette terre, tout cela m'amène à m'interroger en tant que scénariste. C'est-à-dire celui qui invente des histoires pour témoigner du monde tel qu'il est ou plutôt tel qu'il devrait ou ne devrait pas être. Car la question de savoir si l'on peut mélanger sport et politique, rejoint celle de savoir ce qu'on peut au juste mélanger dans nos histoires: politique et dénonciation ? Cruauté et poésie ? Désillusion et espoir ?
Pour faire bref, moi je ne vois pas comment on peut éviter de mélanger les choses. L'humanité n'est pas "une", et l'être humain sûrement pas non plus. Alors notre boulot à nous auteurs, modestement, est-ce que ça ne devrait pas être de rendre compte de la vie dans toute sa diversité, sa tragique, cruelle, magnifique, irritante, insupportable, extravagante et merveilleuse diversité ?
Et est-ce que ce que nous montrent la plupart du temps les télévisions n'est pas un terrible raccourci, une infamante censure de ce qu'est la réalité du monde et de ceux qui y vivent ? Une télé pour les enfants ?
Alors bien sûr, ne soyons pas naïf, c'est pas gagné, tout simplement à cause des enjeux comme disent les journalistes. Du fric, comme dit ma concierge. Sponsor des jeux olympiques qui sont bien contents à l'idée de s'implanter dans un pays auquel ils n'ont pas encore accès. Annonceurs à la télévision qui veulent surtout vendre leurs came sans effrayer la ménagère.

Oui, il faut vraiment avoir le feu sacré pour croire encore qu'en faisant notre métier, on pourra faire avancer les choses dans le sens de plus d'humanité, de prise de conscience, et de respect de tous les droits, y compris, pourquoi pas, ceux de l'homme (bon et de la femme hein bien sûr).

7.4.08

Comme un lundi

Une semaine déjà que j'ai repris ce blog, ça file à toute allure, même si c'est toujours pas le printemps.
Aujourd'hui, un peu de Graine de Maire (lisser les derniers synopsis du deuxième groupe à rendre à la prod, avant qu'elle-même ne les envoie à la chaîne), un peu de Contrôle Technique pour ma voiture (la date limite c'était y'a un an), et un peu d'Assassin's Creed sur ma brand new PS3.

Bon, il s'annonce sympa ce lundi ;)

3.4.08

S'évader

Jouer et écrire, c'est la même chose, non ?
Parce que là, je viens de m'acheter une PS3, avec GT5 Prologue, et j'ai reçu Assassin's Creed…
Ben quand je joue, ça me fait un peu le même effet que quand j'écris.
J'entre dans un monde inconnu, peuplé d'êtres complexes, de conflits, d'objectifs et d'obstacles, et surtout, surtout, j'oublie ce putain de monde dans lequel on ne peut faire autrement que de s'y réveiller chaque matin…

Alors entre inventer des histoires et les vivre la manette à la main, ben je crois que ma vie n'est plus qu'une grande fuite (et pas forcément en avant)…

C'est grave ?

1.4.08

Le caméléon

Un an est passé depuis mes faux adieux, et ça fait un drôle de raccourci dans ma vie. J'étais aspirant scénariste, pas bien sûr de la tournure que tout cela allait prendre, malgré quelques contrats dans l'air, et me voici dir de coll, travaillant sur 3 séries à la fois. Du coup, le problème s'est déplacé: ce n'est plus comment gérer l'attente de commencements toujours repoussés à plus tard, mais comment faire pour écrire en temps et en heure des séries qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre…
Pas facile en effet de passer en un clic d'un soap post-jeune à une sitcom non-sense puis à un polar pour ménagères…
Le fond est différent, mais la forme aussi. Car sur des séries où l'on intervient en tant que "simple" scénariste, il faut pouvoir se glisser dans le style de ceux qui les ont créées. Pour leur donner à penser qu'on a bien pigé le truc, et qu'on fait partie de la famille. Bref, faut savoir faire le caméléon, et du coup, une autre question, encore plus vertigineuse vient se poser:
Est-on vraiment un auteur quand on se glisse dans un style ou un univers qui n'est pas forcément le sien ? Où n'est-on qu'un singe savant qui ne gagne sa vie que par son pouvoir mimétique… ?

30.3.08

C'est reparti !

Bon, oui, vous savez comment c'est, y'a un temps pour tout comme on dit dans l'Ecclésiaste (pour rire, pleurer, naître, mourir, bref je vais pas vous faire la liste complète hein, achetez la Bible). Et dans mon cas, un temps pour se taire et un temps pour se raconter. Fallait juste attendre que l'envie revienne. Et apparemment, c'est revenu avec l'heure d'été et un week-end en solitaire. Parce que bon, y'a ça aussi faut bien l'avouer. Solitaire. C'est le mal des scénaristes, c'est bien connu (je vais pas vous faire le topo complet, achetez la Bible). Et aujourd'hui, avec le Web deuzero, on peut créer son réseau (réseau, zero, quel talent). C'est comme ça qu'on trouve du boulot, qu'on le garde, qu'on se fait du fric. Bon, le problème, c'est que moi je suis plutôt un loup solitaire, qui voyage pas trop en meute. Mais avec le virtuel, c'est cool, ça me va très bien. Donc les réseaux ok, du moment que vous m'obligez pas à vous rencontrer en vrai…

Et pour le papier peint, ben j'ai rien changé. Pourquoi recréer un blog alors que celui-ci me va très bien ? Il est noir, c'est tout ce qu'on lui demande. Et l'avantage, de reprendre où je l'ai laissé, c'est que les nouveaux arrivants peuvent prendre le train en marche.

Allez, c'est reparti…

9.3.07

0

Voilà, c'est fini.
Merci encore à tous pour votre attention et votre soutien.

Je n'aurais jamais pensé être si triste en arrêtant, mais bon, il y aura d'autres aventures et la vie continue ;).

Salut !

7.3.07

Joyeux (mais oui) anniversaire !

Ce sera l'un de mes derniers posts, mais ça me fait plaisir.
Aujourd'hui, mon camarade et néanmoins partenaire d'écriture Cedric a une bougie de plus sur son gâteau.
L'occasion de mesurer le chemin parcouru depuis qu'on s'est rencontrés. Une belle histoire, comme dans les films (américains), qui nous a vus grimper une à une les marches du succès. Bon ok, le succès devrait arriver très vite, on y travaille. Et c'est bien ça le plus important d'ailleurs, le fait qu'on travaille aujourd'hui comme scénaristes. Car le pari n'était pas gagné, tant ce métier est difficile d'accès pour ceux qui n'ont pas la carte.
Mais bon, on y est arrivés, et j'en profite donc, puisque c'est sa fête (ça durera pas, qu'il en profite), pour lui dire merci. Merci pour sa confiance et son amitié, pour me supporter toutes les semaines aussi, moi, mes râleries et mes blagues vaseuses.
Surtout qu'on en est qu'au début du chemin.

Bon anniversaire donc Cedric, et n'oublie pas qu'après la pluie vient le beau temps…

2.3.07

Fin de saison

Je ne suis pas du genre à raconter ma vie facilement.
Je ne suis pas à l'aise dès qu'il s'agit de révéler une partie de ce qui m'est personnel.
Je ne suis pas à l'aise quand il s'agit de dire des choses sans les dire, et qu'il faut s'autocensurer pour éviter de contrarier untel ou untel.

Pourquoi alors, me direz-vous, s'être lancé dans l'aventure d'un blog ? Eh bien précisément parce que c'était une aventure, un truc rigolo, nouveau, ou tout simplement possible, par la grâce de la technologie galopante.
Parce qu'il fallait essayer, et voir ça comme une expérience. De la même façon qu'il serait dommage de ne jamais se laisser pousser la barbe, pour voir comment "ça vous va" (Les filles peuvent se laisser pousser les poils des jambes si elles veulent, ça doit le faire aussi, dans le genre expérience).

Bref, this is the end, et ce blog, même s'il restera quelque temps encore sur la toile, ne sera plus mis à jour à partir du 9 mars prochain.

Il aura duré un peu plus d'un an, et dans la centaine de posts que j'ai écrits, il y a quand même une bonne tranche de ma vie et de son évolution, à un moment où les choses ont vraiment bougé, et incroyablement vite.
L'arrivée d'un enfant, un changement de métier, même si écrire et réaliser a toujours été l'objectif que je me suis fixé depuis l'âge de 12 ans…

En relisant des passages au hasard, je prends conscience du chemin parcouru, et même si ça n'émeut que moi, c'est déjà ça…

Je suis assez fier de ce parcours, et comme c'est la dernière fois que je peux fanfaronner, aucune raison de me priver.
Entre les doutes et les espoirs, parfois dans la même journée, les bonnes et les mauvaises nouvelles, il y a une dramaturgie qui se dessine, et qui ressemble finalement à la vie que je me voyais vivre.

Mais je n'ai jamais vraiment su ni compris quels étaient les lecteurs, une quarantaine chaque jour en moyenne, qui venaient ici régulièrement. Tant il est vrai qu'un lecteur ne prend de réelle existence que s'il laisse des commentaires. Autrement, il appartient au grand tout virtuel dont je parlais dès mon deuxième post.
Je ne saurai par exemple jamais qui est ce lecteur situé en Finlande qui visitait régulièrement mes pages. En tant que scénariste, c'est le genre de choses qui m'amusent et me fascinent, parce que j'aime imaginer les personnages et les histoires qui se cachent derrière.

Je m'aperçois, en rédigeant ce post, qu'on ne prend vraiment plaisir à écrire un blog que si l'on se met à parler de soi. Et c'est vraiment là toute la difficulté. Parler de soi pour parler de soi ne m'intéresse pas. Mais parler de moi à travers des personnages et des récits inventés, là oui, ça m'excite, et ça donne même tout son sens à ma vie.
Alors c'est ce que je vais continuer à faire. Je vais continuer à écrire, mais des histoires, dans lesquelles je mettrai un maximum de ce que je suis.
Et moi seul saurai où est le faux et où est le vrai.

Merci à ceux qui ont suivi ce blog, en particulier depuis le début, depuis cette petite photo d'échographie où l'on voyait Tom recroquevillé, attendant la sortie. Aujourd'hui c'est un petit bonhomme plein d'énergie et de sourires, et ce blog lui est bien évidemment dédié. Je vais en garder une trace pour qu'il puisse un jour, s'il le souhaite, relire les exploits de son père, au temps où il n'était pas bien riche, mais très heureux…

27.2.07

Ça bosse, voilà, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ?

23.2.07

Ça monte

Je n'ai pas eu le temps de changer mon "j-christ express" depuis la semaine dernière, et voilà qu'il est à nouveau d'actualité. C'est dire si la semaine a encore été supersonique.

La série fantastique que j'évoquais la dernière fois évolue dans un sens très positif. Hier, la productrice nous a reconfirmé qu'elle croyait beaucoup en ce projet, et même si à l'arrivée, ce ne sera pas du vrai fantastique, because télévision française, on est quand même très contents de travailler là-dessus. Surtout que pour la première fois, c'est un bébé à nous et entièrement à nous !

Pour l'autre grosse série sur laquelle nous travaillons, le casting a été lancé, et ça veut dire que là aussi les choses s'enchaînent rapidement.
J'ai hâte de savoir à quoi vont ressembler tous ces personnages qu'on a imaginés depuis tant de semaines, et qu'on a même déjà fait vivre et parler à travers quelques scènes dialoguées qui vont servir pour faire passer les tests du casting.

Bref l'excitation monte de tous côtés.
Scénariste, c'est un beau métier, quand on a la chance de le pratiquer !

16.2.07

Des séries fantastiques

Un article intéressant de Télérama (ICI) rencontre mon interrogation de la semaine, à propos d'un projet de série fantastique que nous avons proposé à un producteur.
Aux USA, une série fantastique, on sait ce que c'est: c'est X-Files, Invasion, Surface, Threshold, les 4400, j'en passe et des meilleures. C'est-à-dire des séries dans lesquelles le fantastique est vraiment assumé, et qui nous plongent dans des ambiances inquiétantes voire cauchemardesques, où les héros vont se retrouver confrontés à des situations et des phénomènes qui les dépassent. Des phénomènes que finalement rien n'explique, si ce n'est le fait que l'univers est régi par des lois qui échappent à la sphère de la rationnalité.
Le monde est inquiètant et il le restera, même si nos personnages, eux, en sortent transformés, ayant appris quelque chose de la vie et de leurs rapports aux autres.

Et en France ? Eh bien en France la situation n'est pas du tout la même. Quand on propose une série fantastique à un producteur, on s'entend dire: "Très bien, mais il faut une explication rationnelle à la fin…"
Pourquoi ?
Je n'en sais fichtre rien. Peut-être parce que la France est le pays de Descartes, et que rien ne doit échapper à la raison. Peut-être que les diffuseurs pensent que la télévision est assez anxiogène comme ça à travers ses journaux télévisés, et que la ménagère quand elle rentre chez elle n'a qu'une envie, ne pas se poser de questions et surtout regarder les publicités sans crainte et sans angoisses.

Alors bien sûr, il y a quelques contre exemples comme David Nolande ou Greco, mais dans l'ensemble le discours reste le même. Le plus bel exemple est peut-être Dolmen, série dans laquelle les menhirs saignent (ah, intéressant) mais où on apprend à la fin qu'un pauvre gars qui voulait se venger a mis des glaçons de sangs dans les nobles mégalithes…

C'est quand même se priver à la fois d'une source d'histoires et de personnages passionnants, mais c'est aussi renoncer à assumer notre questionnement philosophique. Qui sommes-nous, où allons-nous, voilà des questions que la fiction télévisuelle pourrait développer, nous donnant la chance de pouvoir réfléchir à notre condition d'humains sur terre, avec peut-être aussi, l'envie de faire bouger les choses, sur le plan politique, climatique, relationnel…

Il y a beaucoup de frilosité à libérer ces forces vives en nous, et j'ai bien peur que malgré quelques tentatives, nous devions subir pendant longtemps encore les explications tartignolles de phénomènes qui auraient dû rester formidablement étranges…

13.2.07

- 1

Bon ben la semaine sera moins chargée finalement. Et l'on vient de prendre conscience qu'on ne peut pas (sait pas ?) tout écrire. La série jeunesse pour France 2 s'arrête pour nous. La prod trouve que le ton de nos continuités dialoguées ne s'accorde pas avec les premiers épisodes écrits.
Il y aurait beaucoup à dire là-dessus, mais je ne dirai rien.
Enfin bon, quand même je…

Raaah non, je ne peux pas. C'est chiant ce blog à la fin. Vivement la retraite, que je puisse me soulager et me fâcher avec tout le monde !

Tout ce qu'on peut dire, finalement, c'est que ça fait moins d'argent mais plus de temps pour avancer sur les autres projets. Projets qui, il faut bien le dire, nous tiennent beaucoup plus à coeur… ;)

12.2.07

Une semaine chargée

Je crois que cette semaine va filer comme l'éclair.
Entre le séquencier d'une grosse série à finaliser, le synopsis d'une autre, l'élaboration d'une troisième et l'attente des retours sur une quatrième, on va pas chômer !

Mais que ça fait du bien de travailler à fond !

Et mine de rien, ce message est mon 100ème post depuis que j'ai ouvert ce blog il y a plus d'un an…

7.2.07

Jusqu'où aller trop loin ?

Il y a une question que je me suis souvent posée, à propos de la peinture abstraite.
Comment et quand l'artiste sait-il qu'il a terminé sa toile ? Qu'est-ce qui lui fait dire que ça y est, cette tache verte qui dégouline dans le coin à droite est suffisament grande ? Que cette série de petits pointillés blanc traversent la toile au bon endroit et en nombre suffisant ?
Si elle est fascinante à propos de la peinture, la question l'est aussi bien sûr pour toutes les disciplines artistiques.
Le scénario, au hasard.
Quand sait-on qu'une histoire n'a plus besoin d'être retouchée, améliorée, réécrite ?
Et qui décide de cela ? Parce que dans le cas de la peinture, c'est simple: le peintre est roi. Il est tout seul dans son atelier et il livre ce qu'il veut.
Pour ce qui est du scénario, notamment de télévision, il est clair que les choses se compliquent. Il y a le ou les auteurs, le réalisateur, le ou les producteurs, le diffuseur… plus la femme du producteur, la fille du diffuseur, la maîtresse du réalisateur…
Et voilà qu'un scénario imaginé par des auteurs, dont c'est quand même le métier, se voit remodelé, transformé au gré des envies de gens qui ont tous un avis différent sur le sujet…

Ces questions, je me les posais déjà auparavant, quand je rêvais qu'un jour je serais scénariste.
Maintenant que je le suis, tout cela prend un sens très aigü et je l'avoue, parfois difficile à gérer…

5.2.07

Rebonds

Ce week-end, la productrice de P. Films, de retour du festival de Clermond-Ferrand, me passe un petit coup de fil.
Elle a rencontré plein de gens et leur a parlé de l'Ombre des mères, l'un de mes projets de court-métrage.
Elle a eu des super bons contacts et y croit dur comme fer. En tout cas, ça fait plaisir de voir que sa motivation est restée intacte au fil des mois.
C'est vraiment un combat le court-métrage, y'a pas d'autre mot, mais on va y arriver !

Et ce matin, on a rendez-vous avec Ced chez notre agent pour faire le point sur les différentes séries sur lesquelles nous travaillons. Ensuite, il faudra rentrer dare-dare à la maison pour écrire un nouvel épisode de H.
Allez, la semaine démarre bien !

2.2.07

Mes messages s'enmailent

J'avais cru avoir une bonne idée en prenant une adresse mail en "ugs". Pour passer pour un scénariste professionnel, sérieux, tout ça, je n'y voyais que des avantages.

Et voilà que depuis quelques jours, rien ne va plus.
Les messages que j'envoie sont cryptés, genre "Sælut, ̵îÏ߆îº, Çê va ?¬", et les mails que je reçois de certains interlocuteurs (des producteurs en plus !) comportent juste leur "bonjour" et leur signature, et rien au milieu…
Alors si le Webmail de l'UGS ne s'arrange pas bientôt, je vais prendre des résolutions drastiques et changer de crèmerie. Non mais.
Alors peut-être une adresse Free, avec possibilité de récupérer les mails grâce à Thunderbird, dont Isa m'a dit le plus grand bien. Mais problème, j'ai 2 Macs, et j'aurais dans ce cas de figure 2 dossiers différents avec répartition de mes mails sur ces 2 ordis…

Ou alors, prendre une adresse en Gmail, qui est paraît-il le Webmail du 21e siècle.
Mais là, ça a beau être gratuit, il faut quand même se faire envoyer un SMS des States pour recevoir un code et se faire inscrire. Rien n'est simple.

À moins que l'un de vous n'ait une invitation Gmail à m'offrir… ?
À votre bon coeur messieurs dames !

1.2.07

Résolutions

Bon allez, je les sens bien là, vos reproches à propos de ce blog. "C'est mis à jour tous les 36 du mois", "À quoi ça sert de faire un blog dans ces conditions" et patati et patata...
Ok, ok, vous n'avez pas tort. Et le fait d'avoir un emploi du temps de ministre ne justifie pas un tel manque de respect pour mon public (on dirait Cedric qui écrit ; ).
Donc, comme bonne résolution de l'année, je me suis dit que je vous donnerais des nouvelles plus régulièrement, et même si je n'ai rien à dire, je me ferai un plaisir de vous le dire quand même.

Mieux, je me suis décidé à mettre bientôt en ligne ici mon deuxième roman, à raison d'un chapitre par semaine.
Ah vous voulez de la lecture ? Vous allez en avoir !
;)

27.1.07

Un long silence de fiançailles

Difficile en ce moment de trouver le temps d'alimenter ce blog. En fait, les journées s'écoulent à la vitesse de la lumière, pris que je suis par les séries sur lesquelles nous travaillons, Ced et moi.
Deux séries pour M6, dont une énorme, en volume et en investissement personnel, une série jeunesse sur laquelle nous sommes moins impliqués mais qu'il faut bien écrire aussi, et d'autres projets parce qu'il faut bien aussi préparer l'avenir.
Et surtout, des réunions, toutes les semaines, pour faire le point, pour se mettre d'accord avec les autres auteurs, la production, pour avancer tous ensemble.
Il n'est bien sûr pas question de se plaindre, et comparé à la même époque l'année dernière, je suis le plus heureux des hommes.
C'est juste curieux de voir à quel point les choses peuvent changer du tout au tout en un rien de temps.
Mes journées étaient quasi vides. Aujourd'hui 24 heures ne suffisent plus. Alors oui, j'ai parfois l'impression d'avoir un peu "épousé" ce métier, pour le meilleur et pour le pire…
Mais bien évidemment, je ne regrette rien !

14.1.07

Créer le dialogue

Vendredi matin, nous avions rendez-vous, Ced et moi, dans une prod pour parler d'un épisode de série jeunesse pour lequel nous venions de fournir une première version.
Discussion intéressante, notamment à propos des dialogues.

Ah les dialogues, on pourrait disserter longtemps là-dessus: faut-il que les personnages parlent comme dans la vraie vie ? Et quand ce sont des ados, doivent-ils s'exprimer à coup de "je kiffe trop ton sonblou" ou "j'ai grave la dalle" ?

Le problème, comme disait l'autre, c'est que le vrai peut parfois n'être pas vraisemblable, et que les personnages de fiction ont une vie qui leur est propre, assez loin de la nôtre même, si on y réfléchit bien. Toute la difficulté consiste alors à savoir comment leur donner de la chair, une personnalité, bref une caractérisation sans en faire des robots ou des caricatures. Vaste programme.

Pour accomplir cette mission, il y a plusieurs pistes possibles. Par exemple celle qui consiste à regarder encore et encore des (bons) films et des (bonnes) séries, pour s'imprégner de cette petite musique des mots, si particulière. D'ailleurs une chose m'a toujours étonné: quand je regarde une série américaine doublée en français, j'ai toujours le sentiment que les dialogues sont plus naturels que dans une série française, même bonne, où les acteurs parlent "nativement" en français.
Après y avoir longuement réfléchi, je pense que cela est dû au fait que, pour doubler un acteur étranger, en prenant soin à la fois de garder le sens de ses propos et de correspondre aux mouvements de ses lèvres, il faut forcément construire des phrases très simples, directes, sans emphases ni circonvolutions, bref se débrouiller pour faire passer "une idée par phrase".
Après, c'est la situation qui fait la force de la scène, c'est-à-dire la dramaturgie. Et là, force est de constater que les américains sont dans ce domaine plus forts que nous.
Alors faux débat le dialogue ? Ce serait juste une question de "pourquoi les personnages disent ce qu'ils disent, et non comment ils le disent ?",
C'est vrai en y repensant, que dans les pièces de Molière ou de Shakespeare, au hasard, les personnages ont tendance à tous parler de la même façon, qu'ils soient servants ou seigneurs. Mais en revanche, ils sont loin d'agir de la même façon dans une situation donnée…

Mais, situations ou pas, comme il faut bien arriver à faire parler ses héros, il y a une autre solution pour acquérir la musique du dialogue. C'est tout simplement d'en écrire, de pratiquer, encore et encore. Et magiquement, c'est vrai qu'on s'améliore, qu'on arrive petit à petit à polir des expressions à rallonge pour en faire des phrases efficaces et claires.

Le danger étant, par la suite, de s'habituer à cette facilité et tomber dans la virtuosité, la phrase pour la phrase, en oubliant l'histoire et ses personnages…

10.1.07

2007, version turbo

Bon y'a pas à dire, l'année commence en fanfare. Je ne vais pas vous faire le détail des séries et/ou projets sur lesquels on travaille pour n'effrayer ni vous ni les commanditaires.
Mais à force de réclamer du travail pendant ces deux dernières années, on a dû avoir les bons génies à l'usure et du coup ça déboule de partout !
Mais on va surtout pas se plaindre hein, ce serait un comble.

En tout cas, Ced et moi venons de mettre la dernière main à une continuité dialoguée d'une série jeunesse, et mine de rien, ça faisait un petit moment qu'on avait pas pratiqué à ce stade. Parce que les projets, les synospsis, les bibles, les pitchs et autres traitements c'est bien, mais rien ne vaut le plaisir de rentrer dans le vif du sujet, de donner chair à des personnages, de les entendre parler… C'est là que le métier de scénariste confine au divin, toute modestie mise à part, bien sûr.
Après, c'est juste une bonne gestion de l'emploi du temps. Je viens d'ailleurs d'acquérir un petit PDA dont je suis déjà amoureux…
Allez je vous laisse, mon téléphone sonne !

5.1.07

2007 !

Le temps passe incroyablement vite en ce moment. Et c'est bien. Mais du coup, j'ai moins de temps pour alimenter ce blog. Alors certes, je ne vais pas (encore) l'arrêter, comme mon compère Cedric, mais je risque de ralentir le rythme (bon, il était déjà pas très élevé me direz-vous...).

Des vacances en famille pour Noël et jour de l'An, et puis une reprise du travail qui affole les compteurs. Une grosse série, une autre grosse série, une proposition de faire les dirdecoll sur une autre, une option sur l'un de nos projets importants...
Je n'ai jamais autant apprécié qu'on me souhaite une bonne année, parce que j'ai l'impression que les voeux qu'on m'adresse sont, pour la première fois, en parfaite adéquation avec la tournure que prend cette nouvelle année.
Alors à mon tour je vous souhaite du bonheur, de la santé hein, sans quoi les choses sont quand même plus difficiles, et puis des projets, des projets et encore des projets, avec bien sûr, la réussite au bout.
Car se lever chaque jour en sachant pourquoi on se lève, c'est quand même le pied...
Bonne année 2007 à tous !

21.12.06

Tom, 1 an

Quand j'ai commencé ce blog, Tom n'était encore qu'un petit haricot dans le ventre de sa maman.
Une promesse.
Aujourd'hui c'est un petit garçon de 1 an, qui sait montrer où est sa bouche, ses mains, ses pieds et ses oreilles. Un petit être avec sa personnalité, ses envies, ses désirs, son amour.
Autant de mots qui je le sais, ne signifient rien ou pas grand chose tant que l'on n'a pas d'enfant.
Mais pour moi, Tom est une révolution, un miracle permanent, et quand les doutes se pointent à l'horizon, professionnels ou autres, il est celui qui rend tout cela dérisoire.

Bon anniversaire mon fils.

7.12.06

David Nolande peut continuer à rêver

Le cauchemardeux a cassé la baraque hier soir, avec plus de 30% de pdm. Un concept fort, de bons acteurs, des idées originales pour les intrigues, une mise en image digne du cinéma... merde quoi c'était si difficile ? Il a fallu attendre 2006 pour ça ?
Bon espérons que c'est bien parti, que David va faire encore de nombreux cauchemars (8 nouveaux épisodes sont déjà en route) et qu'il va surtout faire des petits, à savoir des tas de séries plus innovantes, originales et soignées les unes que les autres.

Parce que nous, on est prêts pour les écrire ;)

5.12.06

Retard

Mon projet de traduire un nouveau livre américain, cette fois sur l'écriture de séries 52 minutes, prend un peu de retard.
Dixit ne se lancera dans l'aventure que si je trouve un partenaire financier qui voudra bien y mettre des billes. Alors j'ai pas fait d'école de commerce ni de BTS force de vente, donc ça va être un peu compliqué de se lancer dans cette quête, mais je vais quand même essayer. Parce que j'ai vraiment envie qu'un livre comme celui-là existe en France.

Si certains d'entre vous ont des pistes, des contacts, des idées pour un tel partenariat, qu'ils n'hésitent pas à me le signaler !

2.12.06

Un pur moment

Il est des petits moments qu'on n'attend pas, des "expériences" qui vous cueillent avec surprise tout simplement parce qu'à force de tout considérer dans une globalité facile à appréhender, et donc rassurante, on en oublie qu'il n'y a que des exceptions, que des gens, des choses, des événements qui, s'ils se ressemblent parfois, n'en restent pas moins uniques.

Tout ça pour vous dire quoi ?
Que j'ai pleuré vendredi soir en regardant la Starac'...
Voilà, je vous entends déjà ricaner, emportés aussitôt dans ce que je viens de dénoncer, cette tendance immédiate, quasi automatique, à classifier, généraliser, balayant d'un revers de la pensée ce qui pourrait surgir de surprenant dans un programme concocté pour les foules béates et fatiguées par une semaine de travail.

La jeune Marina, que je découvrais pour la première fois au hasard de mon zapping (depuis Nolwenn, la Starac ne m'intéresse vraiment plus), entreprenait de chanter "Avec le temps", chanson mythique de Léo Ferré. Victime du syndrome "y'a quand même des limites", j'étais sur le point de zapper lorsque les premières mesures ont résonné dans le poste, et que la voix fragile et émue de la blondinette a entamé son parcours.
Et là, les amis, tout s'est arrêté. Ce n'était pas une star de la chanson qui se tenait au micro, une de celles dont la voix et la prestation rappellent qu'elle en est à son 10ème disque de platine, c'était une petite jeune fille dont la vie vient de commencer et qui défiait crânement une chanson a priori bien trop grande pour elle. La fraîcheur de son regard, rehaussant des taches de rousseur adolescentes, la fragilité de son timbre pourtant très juste, son incroyable engagement mêlé d'une simplicité désarmante, me renvoyaient soudain à mes doutes et mes joies, à mes souvenirs, à l'insupportable incertitude de toute chose, aux amours déçues, bref à tout ce que dit la chanson en des mots simples et magnifiques.
J'étais dans un état second, porté, ému, con de l'être et heureux de m'y abandonner. L'instant était parfait, un moment en suspension comme un cadeau imprévisible.
Peut-être aussi parce que, il y a quelques années, j'avais rencontré Léo Ferré. J'étais alors l'assistant de Jean-Christophe Averty, et je devais récupérer auprès du chanteur des bandes play-back, après un concert dans la petite ville de Moissac.
Après le spectacle, j'attendais, fébrile, dans ma petite chambre d'hôtel. Trois coups à la porte. J'ai ouvert. Il était là, les fameuses bandes sous le bras. On a bavardé 5 minutes, du show qu'Averty devait bientôt réaliser pour lui, de tout et de rien. Un homme dont la présence, la force d'esprit et la simplicité ont marqué le jeune couillon que j'étais alors.
C'est sans doute vers ce moment-là que Marina m'a renvoyé en express, alors qu'elle bouffait le micro de sa jeunesse en suspens, dans l'éternité des sons qui sortaient de sa bouche comme de l'amour et de la douleur en fusion.

On passe devant les choses, on consomme, on aime en gros, et puis en un pur instant, tout ça prend sens, se cristallise en une seconde d'humanité partagée, authentique.

Merci Marina, merci Léo.

C'est ICI

1.12.06

L'ego et les couleurs

Je n'ai jamais été très fort pour clamer, à qui veut l'entendre, que je suis le meilleur, que tout ce que je fais ou crée est frappé du sceau du génie...
Pourtant, adolescent, une phrase m'avait marqué. À la suite d'une déconfiture lors d'une compétition de tennis (j'étais un jeune champion alors !), déconfiture dont j'étais l'unique responsable pour avoir baissé les bras, vaincu par un manque de confiance assassin, un des responsables du club qui avait suivi le match s'était approché de moi. Clairvoyant quant aux raisons de mon échec, il m'avait dit: "Tu sais, pour la confiance, il y a un secret. Il faut commencer par dire du bien de soi, après ça se répète et on sait plus d'où ça vient."
Il y a des gens qui arrivent très bien à faire ça. Mon compère Cedric par exemple, dont j'admire souvent la capacité à s'emparer de son propre ego pour le hisser sur la colline, là où les autres pourront contempler le drapeau planté de sa confiance en son génie. Une arme redoutable pour résister aux frustrations d'un métier qui n'en manque pas (un vrai festival même), et qui peut en agacer plus d'un, y compris moi, parfois. Sauf que moi je peux comprendre, vu que je vis la même situation, et que je sais la nécessité , l'urgence parfois, qu'il y a à trouver des parades, des remèdes, toute une panoplie de défenses face aux attaques conscientes ou inconscientes d'un métier où l'on donne à juger l'intime de soi, à nu, livré aux refus plus ou moins douloureux, aux sarcasmes, aux indifférences, au petites cruautés qui font qu'à terme, l'usure et la frustration, encore elle, vous attendent au coin du bois.

Bientôt commence une semaine en pool d'auteurs, pour la série d'M6 sur laquelle nous avons été retenus. Et toutes les questions dont je viens de parler vont s'exprimer à plein. Qui est le meilleur, qui a les meilleures idées, qui va pouvoir le mieux les imposer, bref une bataille d'egos qui peut tourner au triomphe collectif, avec à la clé une série digne de ce nom, comme elle peut tourner au désastre artistique, chacun campant sur ses positions, niant à l'autre la simple possibilité d'être plus que l'autre, plus talentueux, plus imaginatif, plus convaincant, plus M6...

Nul doute qu'il faudra "commencer par dire du bien de soi", mais j'aime à penser qu'une aventure humaine, qui plus est artistique, peut aussi s'appuyer sur le respect de l'autre et de ses idées. Simplement s'autoriser à penser qu'on peut dans un même élan s'intéresser à soi et aux autres, aux autres et à soi, pour livrer cette petite étrangeté qui brille en nous, infiniment précieuse et fragile, sans laquelle rien, jamais, ne pourrait se faire de grand.

27.11.06

Blanc et noir

Bonne nouvelle cet après-midi: le pool d'auteurs de la série pour M6 débute finalement lundi prochain. On a hâte de faire chauffer les cellules grises.

Mauvaise nouvelle ce soir: la dirlit de la série jeunesse pour France 2 ne nous prend pas dans son équipe. Pourtant, d'après elle, on a fait un gros boulot, on a bien pigé l'arche dramatique et on a trouvé des idées intéressantes. Mais bon, elle nous prend pas.

J'aime de plus en plus ce métier.

25.11.06

Yoyo

Encore une drôle de journée contrastée hier.
Un RDV chez notre agent le matin, auquel nous nous sommes rendus le moral un peu en berne. Les projets tardent à démarrer, mais la pauvre, elle n'y est pour rien !
Elle a écouté nos doléances en hochant la tête. On pensait qu'elle nous réconforterait avec quelques nouvelles positives, mais on a vite compris que c'était pas le jour. M6, nous a-t-elle appris, remet en question la quasi totalité de leurs séries, les scores décevants des derniers Jeff et Léo et Elodie Bradford ne les incitant pas à l'optimisme. On est loin de l'euphorie de la rentrée, où tout le monde voulait tout faire dans tous les sens...
Du coup on est sortis de là encore plus déprimés.

Et alors que l'on s'apprêtait à regagner nos pénates pour aller se foutre sous la couette (enfin pas ensemble hein, c'est assez dur comme ça), le portable de Cedric a sonné. C'était la prod qu'on avait vue cette semaine, et qui nous apprenait que Remparts les intéressait vraiment, avec sans doute une option à l'horizon.

Du coup, la motivation revenue, on est rentrés chez moi pour finaliser un projet de série qui traînait depuis quelques semaines, afin de l'envoyer à notre agent qui doit voir un autre producteur lundi pour lui en parler.

Bref, tant qu'on est vivant on n'a pas perdu la partie. Mais faut quand même drôlement s'accrocher...

23.11.06

Give me a break

Un jour sans fin, vous vous souvenez de ce film ? Ce type qui revit sans cesse le même jour ?

Eh bien le concept vient d'être repris dans une série d'ABC, Day Break.
Le détective Brett Hopper est accusé, à tort bien sûr, d'avoir commis un meurtre, et il va lui falloir prouver son innocence.
Problème, il s'aperçoit qu'il revit chaque fois le même jour.
Certes, il a un avantage, c'est qu'il se souvient de tous les jours qu'il revit, et donc de tout ce qui a marché ou non dans son enquête pour établir la vérité. Mais cela a aussi un inconvénient, il garde les traces des coups et des blessures de ses échecs lors de chacune de ces journées.

Ça me rappelle vraiment la vie de quelqu'un en ce moment ça. Bon, faute de faire avancer les choses, je vais regarder cette série assidûment, ça me soulagera peut-être...

20.11.06

C'est parti, c'est pas parti

Curieux cette impression en début de semaine.
On va encore dire que je râle, mais mon sentiment de flottement perdure. Il y a objectivement de très bonnes raisons de penser que les choses sont bien parties. Une promesse d'intégrer un pool d'auteurs la semaine prochaine sur une série de M6, un test en attente pour France 2, un RDV avec une grosse prod pour encore M6, avec l'idée de démarrer là encore un pool d'auteurs très rapidement, et puis, une super soirée chez notre agent jeudi dernier, avec petits fours et trentenaires, la fine fleur de l'écriture scénaristique d'aujourd'hui et de demain.
Bref, comme je le disais précédemment, je me sens pleinement scénariste, et c'est un changement de cap, à ce stade de ma vie, que je goûte à fond.

Seulement, pour l'instant, je n'écris rien de concret, et l'argent, sonnant et trébuchant, tarde également à venir.
C'est quand que ça commence ma nouvelle vie ?

13.11.06

Pelote

Y'a pas à dire, le plus dur c'est vraiment de mettre un doigt de pied dans ce métier. Après, on a l'impression qu'il suffit de tirer sur le fil, et ça vient tout seul.
Bon c'est peut-être une illusion, mais maintenant les producteurs nous appellent pour savoir si on a des idées à leur proposer. Mine de rien, c'est juste l'inverse de ce qu'il se passait avant (enfin on les appelait pas pour savoir s'ils avaient des idées, mais s'ils en voulaient, vous m'avez compris).
Du coup ça motive.

Et du coup, j'ai bien bossé aujourd'hui.

8.11.06

Cool

Bon ben voilà, les semaines à venir vont être plus sympas niveau boulot, finances et motivation.
Ced et moi intégrons le pool d'auteurs d'une grosse série 52' pour M6 en prime. Et ça, ça fait quand même du bien ! 2 ans qu'on y croit, qu'on a bossé vraiment comme des malades, qu'on a proposé des tas de projets à droite et à gauche, qu'on a traversé des crises et des doutes...
Mais là, en principe, ça devrait être bien parti, et je me sens enfin, pour la première fois peut-être, scénariste.
Le format 52' a de beaux jours devant lui en France, et on a hâte de s'y frotter pour en tirer la substantifique moëlle, sur le rythme, les histoires, les personnages.
Je vais même reprendre du service chez Dixit, car ils ont accepté la proposition que je leur ai faite de traduire un nouveau bouquin, cette fois justement sur l'écriture des séries 52' selon la méthode américaine.
Si avec ça on devient pas "The" specialistes du genre !

2.11.06

Test, test

Belle journée, qui a commencé par un coup de fil d'une productrice nous proposant un RDV pour lundi prochain.
Ensuite ce fut une rencontre avec la dir de coll d'une série jeunesse à succès. Elle nous propose de faire un test pour voir si nous pourrions coller à la série, et réciproquement.
Puis déjeuner avec le fameux Sysiphe, jeune homme parfait que nous avons écouté avec des étoiles dans les yeux nous raconter son rêve américain.
Envoi de notre test pour la série policière de M6 dont le pilote avait cartonné il y a peu.
Enfin visionnage à la maison de plusieurs épisodes de la sus-dite série jeunesse, pour nous mettre dans l'ambiance de ce qui j'espère nous occupera, entre autre, dans les mois à venir.

Ne reste plus qu'à finaliser notre proposition d'épisode pour une série TF1 qui cartonne (comment ça je me répète ??) et qu'on enverra la semaine prochaine.
Bref, une batterie de tests qui va décider de notre avenir, et l'avenir, c'est bien ce qu'il y a de mieux après le passé...

Furieux

Certes, ce n'est pas bien de dire du mal de ses collègues. Mais là, je suis furieux. Hier soir, j'ai regardé une nouvelle série sur France 2, en me réjouissant à l'avance du fait que le 52' s'imposait petit à petit. J'ai déchanté bien vite.
Ça s'appelle Équipe médicale d'urgence, et ça raconte les aventures d'une équipe du SAMU, chargée d'aller sauver les vies en danger.

C'est écrit avec les pieds d'un paralytique, dialogué comme une pièce de théâtre des années 20, réalisé comme Hélène et les garçons et éclairé comme une publicité pour une pizzeria de quartier.
Comment, en 2006, comment peut-on commettre un machin pareil ?
En quoi le format 52' apporte-t-il quelque chose ? C'est écrit comme un 90' coupé en deux, avec des intrigues paresseuses auxquelles on ne croit jamais. Même Médecins de nuit, il y a 30 ans, faisait beaucoup mieux...

Alors oui, je suis furieux, parce que c'était l'occasion de proposer aux téléspectateurs français une série médicale de qualité, à l'image de ce que l'on voit depuis maintenant des lustres de l'autre côté de l'Atlantique.
Une série rythmée, parlant d'aujourd'hui, moderne, avec des enjeux et des personnages forts, des dialogues adultes et sans concession, sans clichés.
Mais une fois de plus, on est chez Walt Disney, enfin du sous-Walt Disney, parce que je préfère de loin revoir Bambi ou Les Aristochats...

Pourquoi, mais pourquoi... ?

26.10.06

L'effroi et le show

Une bête panne du serveur de Blogspot m'a empêché ces derniers jours de vous raconter mes dernières aventures au pays de l'audiovisuel. Du coup, contrairement à mon camarade Cedric, je n'ai pas pu vous faire profiter de l'évolution en dents de scie de mon état d'esprit durant ces trois derniers jours. À la place d'un suspense savamment orchestré, vous aurez donc droit à un simple synopsis, pardon résumé.

Lundi, belle rencontre avec une directrice littéraire toute jeune et pleine d'envies folles. Ça tombe bien, on a plein de projets pas raisonnables à lui proposer. On verra bien ce que ça donne, en ces temps où l'on a vraiment l'impression que tout est possible, tant les diffuseurs sont secoués par l'arrivée du 52'. Profitons en, ça ne durera pas.
RDV le même jour chez une productrice avec laquelle tout scénariste qui se respecte rêve de travailler un jour, pour parler d'une de leur série jeunesse qui cartonne. On avait cru comprendre qu'ils cherchaient des auteurs, mais là, on comprend qu'on arrive trop tard. On prend un coup de froid.
Mais rebondissement le lendemain. La dir litt de cette même série nous apprend que l'équipe d'auteurs n'est pas encore au complet. On doit la voir la semaine prochaine. On reprend des couleurs.
Et puis mardi, RDV dans une autre boîte de prod avec laquelle tout
scénariste qui se respecte a envie de travailler, pour parler d'une série policière dont le pilote a cartonné. On est retenu pour passer un ultime test, chargé de prouver qu'on est les rois de la structure en 52'. Résultat le 6 novembre.
Du coup, notre rdv avec notre agent, hier, a été un moment de plaisir. On avait plein de choses à lui dire, et je crois que ça l'a bien motivée pour nous trouver d'autres RDV.
L'aventure continue.

Putain, j'ai parfois l'impression d'être un héros de sére 52'. C'est quand l'acte 4 ?

20.10.06

La tête vide

Après avoir imaginé ces derniers jours, avec Ced, plusieurs nouveaux projets de séries qu'il faut formaliser (2 séries d'actions, 2 fantastiques, 1 policière), je me sens totalement vidé. C'est sûr, on n'est pas obligé de se creuser autant la cervelle, mais quand ça vient, ça me tombe dessus, ça m'emporte, ça me bouffe, et je n'ai pas le choix. Inventer un nouvel univers, des nouveaux personnages devient une question de vie ou de mort, et la réalité du monde s'évanouit. Une sorte de transe, qui me laisse ensuite littéralement sur le carreau.
Il me faut donc un peu de temps pour récupérer, mais là, problème, dès lundi nous avons des RDV cruciaux qui pourraient nous plonger directement dans le concret de séries existantes sur lesquelles il faudra là aussi avoir des idées...
Alors on fait comment, quand on a l'impression d'avoir 90 ans, que les maisons autour vous apparaissent comme des cubes, que les gens sont des silhouettes et que c'est juste votre cervelet qui assure le service minimum pour vous permettre de tenir votre fourchette et d'aller pisser ?

Bref, il faut forcément en passer par des substances illicites ou ça se régénère tout seul ?

16.10.06

Mon super Aix

Un festival de scénaristes en France, voilà un concept qui il y a encore 2 ans aurait fait sourire beaucoup de gens.

Quoi, il y a des scénaristes en France ? Vous n'allez pas me dire que tous ces trucs plus ou moins intéressants diffusés à longueur d'année sont écrits par des vrais gens ?

Hé bien si ma bonne dame. Et ils sont nombreux même, et ils commencent à VRAIMENT compter dans cet univers impitoyable où réalisateurs, producteurs et diffuseurs semblaient jusque là faire la loi.

Tout le monde est fasciné par les séries américaines, et il semblerait que pour une fois il n'y ait pas de dommages collatéraux, mais plutôt des avantages collatéraux qui se profilent.

Le festival d'Aix-les-bains, premier du nom, qui vient de se dérouler ce week-end, apparaît donc comme le moment historique, crucial et déterminant d'un nouveau rapport à la fiction télévisée en France et en particulier des séries. Il semble qu'il devrait y avoir un avant et un après, et que rien ne sera plus jamais tout à fait comme avant. Tant mieux.

Et vu le nombre d'intervenants à s'être déplacés, on pouvait comprendre que ce festival, "marrainé" par Véronique Jannot, allait être un succès et qu'il y aurait très certainement une deuxième édition l'année prochaine.
Takis Candilis, patron de la fiction de TF1, était descendu avec toute son équipe, mais il y avait aussi Perrine Fontaine de France 2 accompagnée de quelques uns de ses conseillers de programme, également des gens de France 3, M6 et d'autres. Une belle brochette de producteurs, parmi les plus importants de la place de Paris était là également, sans oublier quelques "stars" de Plus belle la vie, Dolmen, ou Sous le Soleil, mitraillés par leurs jeunes fans et venus donner au festival ce petit parfum de paillettes et d'hystérie (relative hein quand même là) sans lequel un festival de fiction n'est pas tout à fait un événement...

Cedric et moi n'étions pas là pour obtenir des autographes, mais pour faire des rencontres et travailler à notre avenir. Et de ce point de vue, le week-end a été intéressant et fructueux. Rencontre avec des producteurs, certains qu'on connaissait déjà et avec lesquels les liens se sont renforcés, dans une ambiance propice à la bonne humeur et à la circulation de la parole, et d'autres qui nous ont été présentés et qui sont curieux de lire nos projets.
Échanges de carte, discussions, bonne bouffe, bon vin, projections instructives de nouvelles séries (je vous recommande personnellement Greco et David Nolande, bientôt sur France 2).
Bref un week-end assez jouissif, et l'on se dit qu'on a finalement de la chance de débarquer aujourd'hui dans cette profession qui a vu beaucoup de scénaristes frustrés pendant des années, sommés de ranger dans leurs tiroirs des projets innovants, pour devoir écrire des séries molles faites pour plaire à Madame Michu. Aujourd'hui, même les vieux de la vieille retrouvent de la vigueur, et les jeunes ont les yeux qui brillent.

Alors même si pour l'instant, de façon concrète, les choses sont encore un peu difficiles pour nous, tout simplement parce qu'il faut du temps pour signer un contrat, nous avons réellement bon espoir que notre compte en banque reprenne rapidement des couleurs. Et en plus, en écrivant des choses qui nous plaisent.
Une révolution je vous dis...

12.10.06

Danse avec les mouettes

Bon y'a pas à dire, un petit changement d'air, ça fait du bien !
Me voilà de retour de Bretagne, avec les poumons régénérés et surtout 2 nouvelles idées de série.

Oui, quand rien ne va plus, il faut pas hésiter à partir, aller humer l'air de la mer en se prenant pour Jonathan le Goéland, sauter de rocher en rocher, les bras tendus, prêt à s'envoler...

Allez, demain, redépart, cette fois pour le festival d'Aix les Bains, en compagnie de Cedric, pour aller voir où en sont les séries à la télé française...

6.10.06

Ça va finir par commencer

Encore un RDV hier avec un sympathique producteur trentenaire, fan comme nous des meilleures séries américaines. Si ça continue, la télé française va finir par vraiment changer !
On lui envoie nos projets, et lui de son côté nous a parlé d'une nouvelle série pour laquelle il recherche des auteurs.
Si ça continue, on va finir par vraiment trouver du travail !

Bon en attendant que tout ça se décante, je repars faire la mouette quelques jours sur les rochers de ma Bretagne natale...

3.10.06

Jamais content

Une petit forme en ce moment, même si les RDV s'enchaînent plutôt bien, grâce au travail de notre nouvel agent. Vendredi GMT, hier Kien, jeudi RDV prod. On a rencontré des producteurs jeunes et plein d'envies, avec lesquels le feeling est bien passé je crois. Ça tombe bien, avec Ced on a des tas de projets à leur proposer, on verra bien.

Mais bon, on verra bien justement. Pour l'instant le concret reste abstrait et mon compte en banque me réveille la nuit.

Jamais content.
M'en fous, j'ai le droit non ?

28.9.06

Manque de Grâce

Cuisant échec pour la nouvelle série de France 2. Et c'est dommage, parce qu'on avait vraiment envie d'y croire. La faute à quoi ?
Peut-être que les sujets politiques traités en fiction pure n'intéressent définitivemement pas les Français . Peut-être aussi que l'absence de tête d'affiche n'a pas aidé (Muriel Robin en présidente de la République, ça aurait peut-être cartonné ?).
Moi ce que je vois surtout, en tant qu'auteur et spectateur, c'est que le premier épisode est incroyablement mou. Pas de rythme, des séquences de soi-disant comédie qui durent des plombes, un mélange des genres qui noie le poisson. Bref pas assez d'enjeu et de conflit. Car en fiction, surtout en série TV, ce qui compte c'est avant tout le conflit, le conflit et encore le conflit. Les Américains l'ont bien compris. On ne peut pas tomber sur une (bonne) série sans rester aussitôt accroché à l'intrigue. Parce qu'on est pris dans la dynamique des personnages, on se met à leur place, on est entrainé dans la spirale des conflits qui les agitent en tous sens. Que va-t-il se passer, vont-ils réussir, et ce personnage inquiétant tapi dans l'ombre va-t-il leur barrer la route ? Quant aux comédies, elles sont ryhtmées, vives, les répliques drôles et les vraies situations s'enchainent, on n'a pas le temps de souffler ni surtout de zapper.
Rien de tout cela dans l'Etat de Grâce. La séquence sur le choix du meilleur chien possible pour faire la une des magazines est poussive et dure 5 bonnes minutes, là où les Américains l'auraient traitée en 30 secondes. Next, next, next !
Du coup on baille, on ne s'intéresse pas à la suite, et on n'est plus sur France2 pour le deuxième épisode qui pourtant est meilleur, puisque l'annonce de la grossesse de la présidente rend l'enjeu beaucoup plus intéressant. La force de l'ironie dramatique déroule sa mécanique, mais devant des fauteuils vides.
Innover c'est bien, mais il faut vraiment sortir de la torpeur dans laquelle nous ont plongé des années de 90' poussifs. Il faut cesser de considérer qu'un 52' est un 90' amputé de 38'...

Il y a une grosse remise en question à faire de tout le système, auteurs, producteurs, diffuseurs, sous peine de voir les séries américaines envahir les ondes pour ne nous laisser que des miettes.

26.9.06

Super Lundi !

Et oui, hier fut une excellente journée. D'abord, un coup de fil de C.J., qui m'assure qu'elle est désolée qu'Une vie de star n'ait pas été choisie par Canal, et me confirmant qu'elle a toujours envie de faire ce film et de tourner avec moi. Un coup de fil qui m'a fait un bien immense et m'a conforté dans l'idée qu'il y a décidément dans ce métier des personnes formidables.
La déception de la semaine dernière est passée et j'ai à nouveau des ailes pour ce projet.
D'autant que ça y est, autre bonne nouvelle de la journée, Cedric et moi avons un agent. Nous ne sommes plus seuls dans la jungle du PAF, pauvres scénaristes ballottés au gré des décideurs et autres producteurs. Non, désormais, nous sommes représentés par l'Agence Lise Arif, et nous pouvons compter sur son professionnalisme et son dynamisme pour nous aider à développer nos propres projets d'une part, et trouver des contrats sur des séries existantes d'autre part.
Et enfin, cerise sur le gâteau, j'ai reçu mon Macpro ! (enfin notre Macpro, Gaëlle a payé la moitié). Et là, c'est que du bonheur, merci Apple, merci Steve, sans qui je ne serais rien.
Tous les éléments sont maintenant réunis pour écrire des films, les réaliser, les post-produire, les vendre...
Quand les éléments matériels et personnels sont en telle symbiose, rien ne peut plus nous résister !

21.9.06

Raté

Résumé des épisodes précédents: Une vie de star était en ballottage avec un autre projet, tous deux écrits pour Catherine Jacob dans le cadre de la collection de courts métrages initiés par Canal+.
Et la finale, c'était ce mardi, dans les salons luxueux du café de la Paix, en présence de mademoiselle Jacob et des responsables des programmes courts de Canal.
Pour ma part, j'étais accompagné de mon producteur. Il s'agissait de défendre notre projet, de les convaincre qu'ils avaient affaire au meilleur scénario jamais écrit, et que le film serait un événement planétaire.
Un exercice dans lequel j'excelle. Ça me rappelle la fois où j'ai essayé de vendre une Volvic à un mec assoiffé dans le Sahara...
Bref, moi qui n'ai jamais eu l'âme "BTS force de vente", je me suis vu m'enliser dans les explications aussi sûrement qu'un bédouin dans les sables mouvants, pour rester dans l'analogie. Plus je parlais, la bouche sèche, plus j'entendais la petite voix en moi qui disait "continue comme ça, et tu vas te retrouver serveur au McDo du forum des Halles..."
Dans les films, ce genre d'anecdote ça fait marrer, parce que finalement le héros s'en sort, et, envers et contre tout, bat ses adversaires sur le fil du rasoir. Oui mais voilà, là c'est la vraie vie, et ça s'est pas vraiment passé comme ça.
Il y a des fois où je hais la vraie vie. Et c'est bien pourquoi j'écris des scénarios. Là au moins, ça se passe comme je veux...
Alors bien sûr, sous le coup de la déception (et elle est énorme), j'ai tendance à m'auto-flageller un peu facilement. Sans doute d'autres paramètres sont intervenus dans la décision finale, comme le genre du film, une comédie plutôt corrosive et qui ne fait pas que dans la dentelle. La qualité aussi, sûrement, du projet concurrent.

Mais on a beau se raisonner et trouver mille raisons de penser positif, sur le mode des sportifs qui savent qu'une fois on perd et que la fois d'après on gagne, n'empêche, les boules sont bien là au fond de ma gorge mal rasée.

Vivement plus tard tiens.

14.9.06

Xbox, 360°

Eh bien les amis, en ces temps d'incertitude, une seule chose est sûre, c'est que je ne suis pas près d'acheter une Xbox 360 !
Après une après-midi de soi-disant détente chez le frère de Ced, où j'ai pu tester pas moins de deux jeux, le verdict est sans appel. Une manette injouable qui dans un jeu de course dont j'ai déjà oublié le nom m'a fait faire plusieurs loopings à 360°, un bruit de ventilo diesel, merci sans façon, j'attendrai la sortie de la PS3 !
Heureusement, on a bien mangé, et voir jouer les deux frères qui s'éclataient comme des mômes était un spectacle fort sympathique. Car s'il est une chose qu'il faut reconnaître au boitier blanc de Bill Gates, c'est l'image détaillée et pimpante qu'elle permet d'afficher, surtout sur une télé HD.
Moralité: la Xbox 360 c'est génial, surtout en tant que spectateur...
;)

13.9.06

Que du plaisir

En attendant une semaine prochaine qui s'annonce bien chargée en événements, et dont bien sûr je ne peux rien dir... Bon ok, je sais c'est énervant, donc je raconte un peu.
Mardi j'ai RDV à Canal+ pour défendre mon court métrage, face à un projet concurrent. Tout ça en présence de mon producteur, et de la comédienne pour qui le film a été écrit. Le choix sera sans doute serré. La tension monte.
Lundi, Cedric et moi avons 3 RDV, avec 3 producteurs différents, pour parler de 3 projets, différents bien sûr. La classe non ?
Jeudi autre RDV avec une professionnelle de la profession qui cherche des jeunes-auteurs-sujets-séries-innovants-52'...
Certes, c'est encore de l'attente, mais cette fois de l'attente avec de l'excitation et du plaisir.

Bref, en attendant une semaine qui s'annonce chargée disais-je, je suis allé faire un petit tour à Apple Expo qui vient d'ouvrir ses portes. Et ça fait du bien. De voir tous ces ordinateurs frappés d'une pomme, et tous ces utilisateurs ravis qui ouvrent des yeux comme des gosses...
L'informatique fun et classe, putain ça c'est un concept qu'il fallait inventer, merci Steve.
Comme je compte renouveler bientôt toute la gamme de mes deux ordinateurs, j'ai fait quelques repérages, posé quelques questions, regardé quelques démonstrations, et le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai hâte.
Et pour ceux qui ne le savaient pas encore, une nouvelle gamme d'Ipods est disponible depuis hier. Les couleurs vives sont de retour et le prix a fondu.
Que du plaisir je vous dis !

12.9.06

Une journée de choix

Hier était une journée importante, placée sous le signe du choix. 3 choix pour être précis.
J'ai d'abord déposé au CNC notre projet "Remparts", pour le Fond d'Aide à l'Innovation Audiovisuelle. Aux lecteurs maintenant de faire le bon choix. S'ils sont clairvoyants, ils ne peuvent pas tellement se tromper ;). Réponse au mois d'octobre.
Le second choix s'est manifesté sous la forme d'un appel téléphonique. J'apprenais que la comédienne pour laquelle j'ai écrit Une vie de star hésitait désormais entre mon scénario et un autre, pour la collection de Canal+. Autant dire que là, c'est pile ou face.
Enfin le troisième choix est sans doute le plus important, mais malheureusement je ne peux rien en dire ici. C'est toute la difficulté de tenir un blog de scénariste réalisateur alors qu'il faut la plupart du temps faire avancer les projets dans l'ombre...
Cette fois c'est un choix qu'il nous appartient à Cedric et moi de faire, et qui sera déterminant pour notre vie professionnelle future...

6.9.06

Ça décoiffe !

Alors que j'étais en train de choisir un poireau à Monop', mon portable sonne.
C'était le producteur de mon court métrage Une vie de star. Il m'apprend que le projet a passé le comité de lecture de Canal+, et a été retenu, parmi une centaine de projets, pour être envoyé à Catherine Jacob. Elle a maintenant 5 scénarios en main , dont le mien, et celle elle qui fera le choix final...

Bon ben on croise les doigts et on s'accroche, parce qu'en ce moment, ça souffle fort !

5.9.06

La rentrée, enfin !

Je me plaignais précédemment de ne pas voir la rentrée pointer le bout de son nez.
Eh bien le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est chose faite !
L'été indien que j'appelais de mes voeux est là (oui, bon, pas pour longtemps), mais surtout, tout le monde est rentré. Ce qui signifie qu'on peut enfin prendre des RDV, voir des gens importants, faire avancer les projets...

Prenez Sunrise tiens. Eh bien je vais les voir bientôt pour parler de Une vie des Star, le film. Et Pitbull, pareil. Olivier Jean a validé le pilote de la série que nous avons écrit pour 13ème Rue, Cedric et moi, et nous devons le voir la semaine prochaine pour en parler. Il a même paraît-il d'autres choses à nous dire, mais là, suspense...

Et le meilleur pour la fin: Valérie, qui est en passe de devenir notre agent, nous a déjà dégoté un RDV auprès d'un décideur pour parler d'un projet de série bien alléchant et tout à fait dans nos cordes.

Aaaaaah, la rentréeeeee !!!

1.9.06

Le retour des signes

Rendez-vous ce matin sur les Champs Elysées (ou presque) pour rencontrer celle qui sera peut-être notre futur agent, Valérie. Dynamique, passionnée, franche et sans détour, elle nous a expliqué qu'elle souhaitait mettre en place un pool de scénaristes pour partir à l'assaut des productions, en ces temps de sériite aiguë chez tous les diffuseurs. Un entretien sympathique et prometteur. Pour achever de la convaincre, il nous faut maintenant constituer un petit dossier qui sera le reflet de nos talents de scénaristes.

Mais le plus étonnant dans tout cela, c'est que juste avant le rendez-vous, alors que j'attendais mon compère au coin de la rue, j'ai vu passer, à quelques centimètres de moi, mon sauveur en écriture, celui qui m'a rendu la foi tel Jésus à ses disciples: monsieur Yves Lavandier en personne.

J'avais dit dans un précédent post que je ne croyais plus aux signes.
Je vais peut-être changer d'avis tiens...

29.8.06

Connectés

D'où me vient ce sentiment qu'à chaque fois que M. Night Shyamalan fait un film, il s'adresse à moi personnellement ?
Alors oui, je sais, Lady in the water n'est sans doute pas son meilleur film, et je comprends même ceux qui vont trouver cela ridicule, ennuyeux ou d'un autre âge.
Le problème n'est pas là.

Car Shyamalan et moi, nous sommes connectés.
Je comprends tout ce qu'il dit, tout ce qu'il montre, et surtout la manière dont il le fait. Il est comme un grand frère de cinéma qui me montre le chemin, un chemin que je reconnais au fur et à mesure que j'avance, tant tout cela est familier pour moi.

Le cinéma est un art, et Shyamalan est son prophète. Parce qu'il sait comme nul autre me raconter une histoire, parce qu'il sait comme nul autre me faire entrer dans la quatrième dimension de la fiction avec peu de choses.
Et parce qu'il est assez gonflé pour faire des films que personne aujourd'hui n'ose plus faire, basés sur l'inventivité pure et la foi en ce qu'il fait.
Enfin, Shyamalan est immense parce qu'il réinvente à travers ses films le sens du sacré. Cela même qui nous fait supporter le réel, et nous permet d'aller plus loin...

Lire ICI une critique du film qui exprime exactement mon sentiment.

24.8.06

Ça patine

Bon, c'est quand la rentrée ?

Normalement, la rentrée c'est l'été indien, une douce chaleur qui s'estompe aux terrasses des cafés, en même temps que nos souvenirs de plage et de balades.

C'est aussi le boulot qui reprend, une folle activité qui redémarre dans tous les sens, les gens pressés, le téléphone qui sonne, les journées soudain trop courtes pour tout faire...

Et là, rien de tout ça.
Un temps de Toussaint, des gens qui sont pas là, des chèques qui n'arrivent pas, des rendez-vous retardés... et du coup une envie de travailler sur les projets qui s'étiole.
Pour m'y mettre, j'ai besoin du désir des autres et force est de constater que le désir des autres est encore en vacances.

C'est quand la rentrée ?

18.8.06

Les portes de la gloire

Ayé, moi aussi je me suis inscrit sur IMDB.com, l'annuaire mondial du cinéma et de la télévision sur Internet.
Comme scénariste bien sûr (les épisodes sur lesquels j'ai travaillé sont apparus tous seuls, comme par magie, j'ai eu qu'à dire ok, incroyable non ?).
Mais aussi comme réalisateur, puisque je suis également réalisateur. Logique, ça.

Y'a pas à dire, c'est une nouvelle vie qui commence...

17.8.06

Retour de vacances

Et oui, retour à Paris après quelques semaines de vacances, à Nice d'abord, puis à Quiberon. L'occasion de nous ressourcer près de la mer, et pour Tom de voir les différentes branches de sa famille.
Il grandit vite le petit bonhomme, et ça me paraît toujours aussi magique.

Une rentrée qui, pour la première fois depuis très longtemps, est assez bizarre.
D'abord parce que pour une fois, je n'ai pas de travail assuré, ni à France 2 ni ailleurs et que l'incertitude est totale quant à la façon dont je vais pouvoir payer le loyer.
Ensuite parce que, couplée à cette incertitude, il y a une grande excitation due à tous les projets d'écriture et de réalisation qui se profilent à l'horizon et sur lesquels je reviendrai plus tard.
Il va falloir se battre pour que tout cela se concrétise, il va falloir un soupçon de chance et beaucoup de travail.
L'année 2006/2007 peut être formidable comme elle peut être une terrible désillusion.

Alors oui, forcément, l'ambiance est étrange, et j'ai l'impression d'avoir à nouveau 20 ans.
Mais est-ce si désagréable finalement ?

20.7.06

Devoirs de vacances

Après un petit séjour à Nice, retour à la capitale. Départ 13 heures arrivée à la maison 20h30, merci Air France. Bonne idée de faire grève au mois de juillet tiens !

Allez, quelques jours à Paris pour absorber le décalage horaire, et redépart pour Quiberon lundi prochain.

En attendant, RDV avec Pitbull vendredi pour faire le point sur une mini série pour 13e Rue, et écriture d'un épisode de notre série préférée pour France 2.

Ça c'est des vacances !

10.7.06


"Homme, quand comprendras-tu que ne pas aboutir fait ta grandeur..."
Goethe

8.7.06

En avant !

Pas beaucoup de nouvelles ces derniers temps, et je m'en excuse. Non qu'il ne se passe rien, juste un laisser-aller coupable.

Des nouvelles fraîches: hier j'avais rendez-vous avec un producteur de courts métrages, qui a été emballé par Une vie de star, mon fameux projet avec Catherine Jacob et Julien Lepers (pour ceux qui débarqueraient).
J'arrive donc à Montreuil, dans les locaux du producteur, qui se trouvent également être les anciens studios de Mélies, un lieu charmant et "habité".
Puis mon interlocuteur producteur me confirme qu'il a beaucoup aimé mon scénario, et que ce serait une bonne idée de faire un petit dossier pour le présenter à la nouvelle collection initiée par Canal+, dont le thème est "écrivez pour un comédien". Dans la liste des dits comédiens figure Catherine Jacob. CQFD.
Et si Canal n'en veut pas, le producteur est quand même déterminé à trouver les fonds pour que le film se fasse.

Je suis donc ressorti de là avec la pêche, en me disant que tout ça continuait apparemment dans le bon sens.
Et il faut que je pense à passer un petit coup de fil à Lila de la MFC, pour la remercier de son aide précieuse.
Une fois rentré chez moi, j'ai réécrit quelques scènes du film pour que ça colle plus avec la collection de Canal. J'attends le retour de Cédric pour qu'il apporte la fameuse "Cedric touch" sur les dialogues, et en avant !

Un autre dossier, celui de L'Ombre des mères est lui déjà fin prêt pour le CNC et l'aide des régions. Mise au point finale mercredi dernier avec les producteurs de Pitbull films. Au passage, on a bavardé d'autre chose, notamment d'un projet de séries courtes pour 13ème rue, dans le genre horreur. Comme je venais tout juste de trouver un lieu étrange en pleine forêt dans le Vexin, ça a fait tilt dans ma tête.
Un petit repérage avec Cédric, une bonne séance de brainstorming, et le scénario est déjà écrit !

À ce train là, la rentrée va être chaude !