29.5.06

Une vie de star

Je reçois un petit coup de fil ce matin de Catherine Jacob, à qui j'avais envoyé le scénario de Une vie de star vendredi.
Elle a aimé, et c'est avec plaisir qu'elle jouera dans mon film...

Julien Lepers, Catherine Jacob, Ludovic Berthillot… Avec un casting pareil, ça commence à devenir une sorte de rêve ce court métrage !
;)

L'aventure continue…

21.5.06

La psychologie des personnages

Voilà, vous pouvez vous ruer dans vos librairies, il vient de sortir chez Dixit.
Après un an et demi de travail et d'attente, le manuel de psychologie des personnages est enfin paru.

J'en suis heureux parce que j'ai pris beaucoup de plaisir à le traduire, d'autant plus que je suis à l'origine de ce projet.
Alors j'espère que ce livre vous apprendra des choses, comme il m'en a appris. Et pour ceux qui aiment raconter des histoires, qu'il vous permettra d'aller encore plus loin dans la construction de vos personnages.

PS: sur le site de la FNAC, c'est carrément la classe !

16.5.06

D'la bombe !

Ça y est le nouveau MacBook est arrivé !

Processeur Intel Core Duo à 2ghz, Isight intégrée, Bluetooth, écran panoramique, Mac OSX Tiger, disponible en noir ou blanc, le tout pour une somme très raisonnable…

Bref l'ordinateur portable le plus séduisant depuis bien longtemps. Apple est décidément une formidable société, et Steve Jobs est son prophète.
Innovante et performante, elle est la première (la seule en fait) à avoir compris qu'on pouvait allier performances technologiques et design d'enfer.
L'informatique pour les artistes, quoi. (Au passage, Steve Jobs est aussi le patron de Pixar…)

Alors je sens que ma CB va bientôt chauffer, et que je vais écrire des scénarios encore meilleurs avec une excitation et un plaisir décuplés, sur une machine aussi belle qu'intelligente.

Hier je cirais mes chaussures avec ennui.
Aujourd'hui, la face du monde a changé…

15.5.06

Aujourd'hui 15 mai 2006

J'ai ciré mes souliers.

11.5.06

Signe ?

Hier, j'ai passé un coup de fil au comédien Ludovic Berthillot, pour lui dire que j'allais lui envoyer mon scénario de court métrage "Une vie de star".
Si vous êtes un(une) fidèle lecteur(teuse) de ce blog, vous savez déjà que Julien Lerpers a accepté d'interpréter son propre rôle dans ce même film.

Bref, je raconte tout ça à Ludo, et je lui dis que je le verrais bien dans le rôle masculin principal. Je rajoute que je verrais bien aussi Catherine Jacob dans le rôle féminin principal.
Et là il me dit :" C'est marrant que tu me dises ça, parce que juste avant que tu m'appelles, j'étais justement au téléphone avec elle…"

Bon, ben, on continue alors ! ;)

10.5.06

Champion (bis)

Ma modestie naturelle, à l'inverse de certains, m'empêchait de vous rendre compte de mon week-end. Mais devant la pression, je cède (ric).

Le week-end dernier, nous étions donc en famille et avec quelques bons amis, dans une propriété de Normandie, aussi grande et accueillante que poussiéreuse.
Nonobstant la mort aux rats généreusement distribuée dans les chambres, le séjour fut fort agréable.
Il n'a même pas plu, c'est dire.

Ce fut aussi l'occasion de découvrir le quad. Drôle de moto à quatre roues qui, dès que vous l'avez enfourchée vous fait pousser les seins et la queue de cheval, et vous voilà telle Lara Croft à la poursuite des méchants, en train de littéralement voler à travers champs et forêts (bousillant au paysage la faune et la flore, mais bon, c'est ça les loisirs de riche hein, faut savoir ce qu'on veut).

Bref ce fut un grand moment de franche rigolade et il faut bien le dire, de bonheur.
Un bonheur qui ne fut pas le seul pendant ce week-end, car quelqu'un eut la bonne idée d'organiser un tournoi de ping-pong (tennis de table in french), dans un hangar aussi propice à l'exercice de ce sport qu'un aquarium pour une partie de pétanque.
Mais là encore, nous avons tous passé un grand moment de détente, sans bousiller la nature pour une fois.
La modestie, encore elle, me pousse à me taire, mais devant la pression, je cède (ric). Eh oui, j'ai remporté haut la main, et avec un brio assez incomparable, ce grand tournoi, après avoir éliminé très facilement Cedric en demi-finale.
Comme quoi, il sera toujours derrière moi apparemment… On ne choisit pas son destin.

28.4.06

Champion

Il y a en chacun de nous une star qui sommeille, ou en tout cas l'envie d'être une star (ne serait-ce que 5 minutes).
À partir de ce postulat, j'ai écrit un court métrage, sur lequel Cedric a apporté sa touche concernant les dialogues.
C'est une comédie, un peu corrosive comme on aime, et dans laquelle Julien Lepers doit jouer son propre rôle.
Bien sûr, c'est facile d'écrire que Julien Lepers va jouer dans votre court métrage, mais après, il faut qu'il soit d'accord !

C'était donc ma mission de ce matin.
Aller le voir pour essayer de le convaincre que j'allais changer sa carrière.
Enfin, dans un premier temps, juste le convaincre de participer à mon film…

Je me suis donc rendu sur le plateau de "Question pour un champion" et, n'écoutant que mon courage, je suis allé le voir entre deux émissions enregistrées pour lui pitcher l'histoire, lui expliquer ce que je comptais en faire et pourquoi sa présence dans mon film était tout simplement indispensable.
Après un moment de flottement, genre "c'est qui ce gars-là ?", il a fini par m'écouter avec beaucoup d'attention.
Et il a dit OK. Je suis partant.
Comme ça ! Julien Lepers !

Je lui ai laissé mon scénario (qu'il n'a donc pas encore lu !) et je suis reparti de là en dansant des claquettes, me disant que la vie peut parfois être très simple.
Bon maintenant, il faut que j'arrive à convaincre la prod qu'il y a moyen de faire là un film culte, et surtout trouver des comédiens à la hauteur du talent de Julien pour lui donner la réplique (Catherine Jacob, si tu nous regardes…)

Allez, c'est bien parti !

13.4.06

Prochainement

Mon éditeur vient de m'envoyer, pour acceptation, la maquette de la couverture du bouquin que j'ai traduit sur la psychologie des personnages.
C'est pas mal, sobre et de bon goût, et j'aime bien la couleur, très agréable à l'oeil.
J'ai donc dit OK, et le manuscrit part chez l'imprimeur dans la foulée.

Allez, plus que quelques jours d'attente et vous pourrez tous vous ruer dans vos librairies préférées !

11.4.06

Tout le cinéma que j'aime

Il y a peu de films français, surtout récents, qui aient réussi à me mettre véritablement en émoi.
Jean-Philipe de Laurent Tuel est de ceux-là.

À partir d'un scénario intelligent et magnifique, défendu par des comédiens au sommet de leur art, voilà un film totalement jouissif. Et si je parle d'émoi, c'est parce que non content d'être une excellente comédie, il réussit également le pari d'être une histoire profonde, une de celles qui vous entraînent loin sur les chemins de l'interrogation existentielle.
Qu'aurait été Johnnny s'il n'avait pas été Johnny ? Peut-on passer à côté de son destin ? A-t-on toujours une deuxième chance ?
Des questions qui résonnent profondément en moi ces derniers temps, moi qui prends de l'âge, qui suis devenu père sur le tard, et qui crois toujours qu'on peut commencer une véritable carrière de cinéaste à 40 ans...

Alors oui, j'ai été emporté, bouleversé par cette histoire, je me suis identifié à ce Jean-Philippe qui est passé à côté de sa vie et auquel un fan aux allures d'ange-gardien à la Capra vient rendre l'espoir et la raison d'être.
Et les comédiens... Entre un Luchini qui peut enfin se laisser aller à en faire des tonnes sans que ce soit hors de propos, beuglant "Que je t'aime" en pleine rue, et un Johnny Halliday dans toute sa dimension ontologique, fatigué, usé, mais charismatique comme rarement un comédien français peut l'être, on atteint les cimes d'une émotion qui m'a cueilli comme un souvenir heureux.
Et je mentionne pour l'anecdote qu'une des plus jolies scènes du film se déroule à Quiberon, sur la plage qui a été témoin de mes plus gros chagrins d'adolescent transi, comme de mes plus grandes joies d'exister.

Merci donc à Christophe Turpin, le scénariste, d'avoir imaginé ce film, d'avoir su mener le récit jusqu'au bout sans décevoir, sans que jamais l'intérêt ne retombe, d'avoir ciselé des dialogues qui dans la bouche de Luchini se transforment en purs éclats de jouissance, d'avoir donné à Johnny le plus beau rôle de sa vie, et enfin d'avoir su faire d'une comédie un tremplin d'émotions pour penser nos propres vies.

Je crois même que je vais me faire offrir une compil tiens...

29.3.06

Renaissance ?

Cet après midi, je suis allé au cinéma pour la première fois depuis 2 mois.
Maintenant que Tom va mieux, j'ai pu le confier à sa nounou quelques heures, le temps d'aller voir un drôle de film: Renaissance.

Drôle de film à plusieurs titres.
D'abord parce que j'en entends parler depuis au moins 2 ans, vu que ma chérie a travaillé dessus, dans l'équipe compositing (j'aime bien dire ça. Je suis fier).

Ensuite parce que c'est une sorte d'ovni, un film comme on n'en a jamais vu auparavant, tout en noir et blanc (sauf 3 ou 4 plans), en 3D faite à partir du procédé Motion capture, c'est-à-dire avec des vrais acteurs qui ont joué les scènes et dont on a ensuite reproduit les mouvements en images de synthèse, grâce à des capteurs et un savant dispositif de caméras.

Bref, un exploit technique, et une vraie fulgurance visuelle.
Chaque plan est un mini chef d'oeuvre, de graphisme, d'invention, de recherche dans le cadrage et dans le traitement, une claque esthétique comme j'en avais rarement pris auparavant dans une salle de cinéma. (Je m'étais déjà pris une claque au cinéma quand j'étais plus jeune, mais elle n'était pas à proprement parlé esthétique. Mais je m'égare).

Drôle de film enfin, parce que malgré ces évidentes qualités, je suis ressorti de la salle assez circonspect.
La faute au scénario diront certains. Peut-être, encore que je m'attendais à trouver le récit moins bien ficelé, au vu des critiques qui m'étaient parvenues, et j'ai été là encore agréablement surpris. Disons que le scénario est mieux que s'il était pire.

Non, mon trouble vient du fait que malgré une histoire qui se suit, malgré une atmosphère extrêmement bien rendue et riche, je n'ai pas réussi à m'intéresser plus que ça aux personnages.
Et je pense qu'on atteint là les limites de l'expérience 3D.
Je n'ai pas lu d'émotions sur ces visages recréés, un peu comme on peine à voir de l'humanité sur le visage figé d'une comédienne liftée à mort (je ne cite personne, je suis encore trop jeune dans la profession pour prendre le risque de me fâcher avec quiconque).

Les progrès techniques sont fulgurants, on redonne vie à des dinosaures et toutes sortes de créatures, mais il est rassurant de voir que, pour quelques temps encore, on ne pourra pas se passer des humains pour interpréter des humains.

La renaissance du cinéma attendra.

20.3.06

La vie fragile

Ecrire un scénario, ce n'est pas toujours facile. Pas plus que réaliser un film.
Encore moins d'aller défendre l'un ou l'autre devant un producteur, puis d'attendre une réponse qui ne vient pas.

Mais finalement tout cela n'est rien.

Vendredi soir, Tom a été admis aux urgences de l'Hôpital de Neuilly, avec 39° de fièvre et une diarrhée carabinée. Gastro-entérite.
Aujourd'hui, après 3 jours d'observation, nous l'avons ramené à la maison.
Il se remet lentement et nous restons très vigilants.

Ah oui. Vendredi, c'était pile le jour de ses trois mois.
Bienvenue dans la vie mon petit père, ce n'est qu'un début...

10.3.06

Paillettes

Aujourd'hui j'ai reçu le manuscrit mis en page par l'éditeur, de l'ouvrage que j'ai traduit sur la psychologie des personnages, ainsi que des propositions de titre.

Il me reste quelques jours pour relire tout ça, puis ça partira chez l'imprimeur.

Publication en principe en mai, pile pour le Festival de Cannes où l'éditeur tient chaque année un stand.

J'ai enfin trouvé le moyen d'être présent sur la Croisette...

7.3.06

Le plus beau jour de saaaa vie

Il y a des anniversaires qui comptent plus que d'autres.

Aujourd'hui, mon ami et binôme Cédric a un an de plus, mais il est surtout à l'aube de signer un contrat qui devrait changer sa vie. Du moins lui faire vivre enfin cette vie dont il a longtemps rêvé, celle d'un scénariste payé pour ce qu'il écrit.

Ce n'est pas le talent qui lui manque, et maintenant que le destin semble s'être décidé à lui sourire, plus rien ne pourra j'en suis sûr l'arrêter.

Alors joyeux anniversaire mon garçon et que les fées t'accompagnent jusqu'au bout...

3.3.06

Un jour, enfin

Il y a des jours où l'on sent qu'il ne se passera rien, et il y a des jours où l'on sent qu'il va se passer quelque chose.

Hier était un jour comme celui-là. Cédric est venu à la maison et on devait rédiger des contrats pour les soumettre à un producteur.
Puis les signes se sont accumulés, un coup de fil pour Cédric, un rayon de soleil, un sourire de Tom.
Même les Assedic m'ont appelé pour régler un problème de dossier. Les Assedic qui m'appellent chez moi !!!

Bref l'air était chargé d'ondes positives et je savais qu'il allait se passer quelque chose.
J'ai d'ailleurs dit à mon compère que c'était le jour où tout allait basculer, et dans mon esprit ce n'était pas une simple boutade.

Et c'est arrivé dans la soirée. Nous sommes engagés comme scénaristes sur une série télé.
Alors bien sûr, il faut qu'on signe, mais il s'agit déjà d'un accord verbal qui vaut largement autant.

Maintenant à nous de jouer.
Depuis le temps qu'on attendait d'avoir les cartes en main...

25.2.06

Test

Aujourd'hui, nous somme le 25 février 2006.

Le jour où je compte mes vrais amis.

23.2.06

Une belle histoire

J'écris des scénarios depuis longtemps. Et si j'arrive aujourd'hui à construire un récit et à mettre le mot fin sur la dernière page (sur la première ça faisait pas sérieux), il n'en a pas toujours été ainsi.

Avant je me lançais tête baissée dans l'écriture, rédigeant dans une fièvre inspirée les trente premières pages d'un long métrage... qui restaient dans un tiroir faute de savoir où j'allais et comment donner forme à la suite.

Avant. Mais avant quoi me direz-vous ?
Disons plutôt avant qui.

En 1994, paraît un livre intitulé "La Dramaturgie", écrit par un certain Yves Lavandier. Un livre expliquant les rouages de l'écriture et donnant les clés pour maîtriser l'art du récit, sous toutes ses formes, tout en s'appuyant sur une mine d'exemples tirés du répertoire du cinéma, mais aussi du théâtre, de la BD, de l'opéra...
Bref une Bible, une somme, un ouvrage exhaustif, et qui m'a sauvé la vie, scénaristiquement parlant.

Car depuis, j'arrive, dès la première étincelle d'une histoire, à avoir une vision globale, structurée, du récit que je vais mettre en place. Et j'avance, tel le roi mage guidé par l'étoile du berger.

Je m'étais alors promis, si un jour je venais à croiser la route de monsieur Lavandier, de lui dire tout le bien qu'il m'avait fait, la révélation que fut pour moi la lecture de son livre, et qui devait me convertir définitivement à l'écriture, tel Paul sur le chemin de Damas.

Depuis hier, c'est chose faite.

À l'occasion d'un séminaire sur les séries américaines organisé par la SACD, j'ai pu enfin, 12 ans après, réaliser la promesse que je m'étais faite.
Yves Lavandier était dans la salle. Timidement, je suis allé le voir.
Je lui ai simplement dit: "Merci d'exister!".
Il a ouvert de grands yeux incrédules, cherchant du regard la Sécurité, puis devant mon sourire béat, m'a finalement tendu la main.
J'ai vu alors passer sur son visage l'expression de ceux qui savent le prix de la reconnaissance.
Et l'importance qu'il avait à cet instant pour moi le réconfortait dans l'idée qu'il avait accompli quelque chose de grand.
Car ce n'est pas seulement pour moi qu'il y a un avant et un après Lavandier.

Si aujourd'hui le scénario s'enseigne massivement dans les écoles, si le cinéma de genre a pris un nouvel essor en France, si les diffuseurs, les producteurs de télévision, mettent en place des séries un peu mieux écrites et plus ambitieuses, c'est en grande partie parce qu'ils ont lu "La Dramaturgie", et qu'ils ont saisi l'importance du scénario, la qualité nécessaire d'un récit.

Dans d'autres domaines cela s'appelle une réforme, et c'est à monsieur Lavandier qu'on la doit, en France, en grande partie.

Merci donc et encore bravo.

(vous trouverez ICI une interview de Yves Lavandier)

20.2.06

Podium

Ce n'est pas le titre du dernier film que j'ai vu (quoique, ça pourrait), c'est tout simplement la preuve par l'image de ma place sur le podium de WRC4.
Armin, c'est moi, l'autre en bas, très loin derrière, c'est Cédric.

Ce qui prouve tout simplement la supériorité de la PS2 sur la Xbox...

(Ah ça fait du bien d'avoir 15 ans tout d'un coup...)

19.2.06

Le jour et la nuit

Est-ce l'air pur de la Bretagne, le fait de découvrir une partie de ses racines ou le sourire de sa grand-mère, toujours est-il que le petit Tom (mon fils, pour ceux qui viennent d'allumer leur poste) fait désormais ses nuits.

Voilà qui change tout, pour lui comme pour ses parents comblés, lesquels peuvent enfin savourer les bénéfices du sommeil réparateur.

La rentrée de vacances est donc plutôt sympathique, d'autant plus que sur le plan professionnel, une bonne nouvelle est enfin arrivée.
Notre rendez-vous (avec Cédric) chez Pitbull (désormais Utopia) a été très positif.
Notre synopsis de Balltrap les a, je crois convaincus, et nous continuons à y travailler avec le sentiment agréable d'être soutenu, même si ce soutien n'est pas pour l'instant de nature sonnante et trébuchante...

Mais surtout, ce qui m'a remis du baume au coeur, c'est qu' Olivier Jean (d'Utopia donc) est d'accord pour produire mon prochain court métrage, d'après un scénario de Cédric.
"Renvoi légitime d'ascenseur" il a dit le monsieur. Ce que je trouve effectivement assez normal, mais qui ne va pas forcément de soi pour tout le monde, ma longue expérience me l'a déjà appris...

Me voilà donc remotivé, avec un printemps qui s'annonce actif.
Et ça, quand même, dans la tête, ça change tout.

Le jour et la nuit.

1.2.06

Plein l'accu

Il y a des périodes comme ça, où l'on sent qu'on touche le plafond, ou le fond, c'est selon.
Les projets stagnent, personne n'appelle, le vide répond au silence, et vice-versa.
On a l'impression de ne servir à rien ni à personne, et surtout pas sa propre cause.
On y croirait bien encore, mais l'énergie n'est plus là, l'escalier se fait raide, les chemins ne mènent nulle part.

Bref des moments où, à l'évidence, il est temps de refaire le plein, recharger ses accus comme on dit.

Alors il n'y a plus qu'une chose à faire: partir.
Et de préférence retrouver ses racines, respirer l'air qui a empli vos poumons le jour de votre premier souffle.

C'est ce que je vais faire. Une petite semaine au bord de la mer, à prendre des embruns plein la tronche, à regarder le soleil se coucher sur la ligne verte, à sauter de rocher en rocher en imitant le cri des mouettes, à se gaver de fruits de mer et de crêpes pour finalement se coucher douillètement dans un lit qui tangue comme un bateau ivre...

Et puis, bien sûr, présenter Tom à sa nouvelle famille, celle dont il est pour moitié issu et qui piaffe d'impatience de voir si elle se retrouve en lui...


Et en principe, au retour, c'est reparti.

27.1.06

Fatale comparaison

Je viens d'envoyer à mon éditeur, Jean-Pierre Fougea, une petite liste de films français pouvant servir d'exemples dans le livre que je viens de traduire sur la psychologie des personnages.

Et à travers ce petit exercice, on s'aperçoit qu'il n'est vraiment pas aisé de trouver un équivalent à Hannibal Lecter ou au personnage de Glenn Close dans Fatal Attraction...

Les Américains ont décidément une vraie longueur d'avance sur nous dans la conduite d'un récit et la caractérisation des personnages.

À force de ne développer que des histoires de crises existentielles vécues par des personnages tellement subtils qu'ils en deviennent au mieux abscons, au pire ennuyeux, le cinéma d'Auteur français me semble avoir du mal à sortir de l'impasse où l'ont conduit les 2 ou 3 génies de la Nouvelle Vague qui n'ont pas fait d'enfants.
Est-ce si grave, si infamant, de raconter une histoire forte, portée par des personnages solidement campés, dont on comprend les objectifs et qui s'imposent par une caractérisation suffisamment claire, sans être simpliste ?

Faut-il qu'on baille à en mourir pour crier au génie ? Faut-il que les enjeux soient épais comme une feuille de cigarette pour qu'on soit dans le "vrai" cinéma, le seul digne d'être analysé dans les journaux spécialisés ?

Jean-Pierre Fougea a accusé réception de ma liste, et m'a fait savoir qu'il allait la soumettre à une personne qui suit des études de psychiatrie et qui est aussi un passionné de cinéma.

Je garde bon espoir qu'on arrive à quelque chose, même si tout cela me semble malgré tout tiré par les cheveux...

Et merci encore à ceux qui m'ont aidé à trouver des exemples de films (enfin surtout Isabelle et Aurélie hein, parce que les autres...)